New York Photo Festival - II
25 mai 2008 | Publié dans Art, Articles, Nouvelles, Photographie
Les trois expositions principales du festival étaient dirigées par Kathy Ryan, Lesley A. Martin et Tim Barber.
Les photographies présentées par Kathy Ryan, la directrice photographique du New York Times, font ressortir une recherche plus onirique et abstraite. Principalement en noir et blanc, ces images tentent de se séparer de l’aspect documentaire de la photographie pour aborder des mises en scène oniriques, abstraites et surréalistes. Je retiens les compositions abstraites de Horatio Salinas qui transforment des vieux pneus en compositions monochromes et abstraites qui rappellent l’expressionnisme abstrait.
Avec l’exposition The Ubiquitus image, Leslie Martin présentent une série d’images photographiques recontextualisées et transformée. Les artistes de cette exposition tentent de se s’approprier les innombrables images qui nous entourent pour les transformer et transformer notre regard sur elles. On pense au mur composé de centaines de petites photos de couchers de soleil prise à partir d’images affichées sur Flickr ou à la murale composée d’images des reflets d’écrans cathodiques tirées des petites annonces affichées sur le Web. Un aspect ludique se détache du lot, mais j’ai l’impression que l’on commence à déborder du cadre strict de la photographie. J’apprécie la recherche derrière ces images, mais est-ce qu’utiliser des images photographiques, c’est encore faire de la photographie ? Tant qu’à y être, qu’est-ce que la photographie ? Est-ce important de s’en tenir à une définition ?
Finalement, l’exposition présentée par Tim Barber m’a laissé une drôle d’impression. Composée de centaines de tirages 8×10 couvrant les murs on finit par perdre le sens de la valeur individuelle des images au profit d’un certain manque de cohésion. L’abondance même des images et des photographes nuit à l’exposition. Des rumeurs courent sur le Web que M. Barber était insatisfait de la manière dont ces images étaient présentées.
Malheureusement, je n’ai pas pu voir l’exposition Nuits américaines d’Isabelle Hayeur avant la fermeture du festival. J’avais pu voir ces images à Québec cet hiver et durant le mois de la photo en septembre dernier.

Je regrette de n’avoir pas passé plus de temps à l’exposition et de ne pas avoir pu assister aux conférences. Le festival de New York ce promet d’être un évènement annuel. Si c’est le cas, je vais essayer d’y assister l’année prochaine.



